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Conservatoire





Le conservatoire des Ocres et de la couleur



L'ancienne usine d'ocre Mathieu, exploitée jadis par Camille Mathieu, ocrier et Maire de Roussillon pendant plus de 30 années, a été reconvertie en coopérative culturelle sur la couleur.

Ce conservatoire vous propose des visites guidées sur la fabrication de l'ocre, sa géologie, l'ensemble du patrimoine ocrier, ainsi que de nombreux thèmes pratiques sur la couleur . Des stages et ateliers y sont proposés, encadrés par des spécialistes de la peinture, des enduits et du badigeon ou d'autres techniques de l'art ou du décor.

Vous apprendrez l'art et la manière d'utiliser les terres colorantes et les pigments naturels.



Ouvert toute l'année, le conservatoire propose des animations pour enfants et adultes durant les périodes scolaires ou pendant les vacances.

Pour tout renseignement : tél / fax 04.90.05.66.69

Web www.okhra.com

Mail info@okhra.com









Histoire





Roussillon à la fin du 18ème siècle

Jean Etienne Astier redécouvrit, entre 1780 et 1785, les propriétés des terres jaunes et rouges de sa région, à savoir leurs couleurs inaltérables et leurs teintes précieuses.

C'est en 1790, qu'il reçoit du conseil municipal l'autorisation d'utiliser le moulin à huile du village. Malgré les vicissitudes de l'époque, son activité croît régulièrement. On le retrouve en 1810. Il posséde alors deux usines à l'écart et une fabrique dans le village même.

Cette année-là, il subit une attaque en règle de la part des roussillonnais mécontents d'un tel voisinage : " le Sieur Astier, fabricant d'ocre à Roussillon, encombre la voie publique avec le sable qu'il dépose à la rue près de l'Hospice, pollue l'atmosphère, jette le marc de sable près de la maison de M. Teissier, ce qui provoque au moindre souffle de vent une poussière qui envahit tout le quartier, à l'intérieur des maisons, des citernes, et porte préjudice aux habitants.

Par la suite, le pays d’Apt verra se développer au XIXème siècle plus de cent carrières et vingt cinq usines d’ocre et les paysans d’alors complètent leur revenus d’hiver en « tirant » l’ocre sur leur terre pour le porter à l’usine. Le XXème siècle, les conflits mondiaux et la chimie entraineront le déclin de ces activités qui mettaient Roussillon en relation de commerce avec le monde entier. Aujourd’hui Roussillon, par son nom et par son remarquable patrimoine ocrier, perpétue cette renommée et l’accueil des visiteurs est devenu l’un de ses nouveaux métiers.